Le 28 septembre 2025, le législateur chinois a publié une nouvelle « Notification concernant la mise en œuvre des normes relatives aux produits nationaux et des politiques connexes dans les marchés publics » (国务院办公厅关于在政府采购中实施本国产品标准及相关政策的通知, guówùyuàn bàngōng tīng guānyú zài zhèngfǔ cǎigòu zhōng shíshī běnguó chǎnpǐn biāozhǔn jí xiāngguān zhèngcè de tōngzhī. Cet avis est entré en vigueur le 1er mai 2026. Il concerne les exportateurs étrangers vers la Chine dans la mesure où il modifie la définition des « produits nationaux » dans les marchés publics. Les nouvelles règles devraient être bien accueillies par les soumissionnaires étrangers dans la mesure où elles réaffirment l’interdiction des conditions d’appel d’offres discriminatoires, telles que la restriction des marques en fonction du lieu d’enregistrement, du type de propriété ou de la nationalité de l’investisseur. Cependant, elles stipulent également que les produits répondant aux normes applicables aux produits nationaux peuvent participer aux marchés publics sur un pied d’égalité, tout en introduisant de manière notable une préférence tarifaire de 20 % pour les produits locaux éligibles lors des évaluations. Les détracteurs craignent que cette nouvelle règle ne crée un désavantage structurel pour les exportateurs étrangers en les obligeant à baisser leurs prix de 20 % à moins qu’ils ne localisent leur production en Chine. La mise en œuvre clarifiera les règles au cours de la période de transition, qui devrait durer entre trois et cinq ans, mais on prévoit que, dans l’intervalle, un produit ne pourra être considéré comme « national » que s’il est fabriqué ou transformé en Chine. Par ailleurs, de sérieuses préoccupations quant à la compatibilité avec les règles de l'OMC ont été soulevées ; toutefois, le succès d'une contestation dépendra de la conception exacte, de la portée et de la base juridique de la règle des 20 %.