Avec l'augmentation du nombre de fusions et acquisitions au cours des deux dernières décennies, la lettre d'intention, qui précède la plupart des formes d'acquisition d'entreprises, est devenue un outil très répandu et est souvent considérée comme une condition sine qua non de toute fusion ou acquisition (M&A). Néanmoins, cette institution bénéficie encore – ou souffre – d'une absence quasi totale de réglementation spécifique dans le droit suisse, tandis que son objectif, sa nature et ses effets sont souvent incertains et mal compris.